Si vous aussi vous avez déjà voyagé à vélo vous allez forcément vous reconnaître dans cet article qui résume les mésaventures du cyclotouriste ! 🙂

Tu as bien fermé tes sacoches et tu as oublié d’y ranger quelque chose

Le drame de tout un périple. L’enfer.
Tu viens de finir de ranger toutes tes valises, d’harnacher ton tapis de sol sur celles-ci avec les tendeurs et…tu te rends compte que tu as oublié de ranger quelque-chose dans une des sacoches.

C’est là que ta sacoche de guidon se transforme en sac fourre-tout. Tu es Mary Poppins à vélo, tu peux sortir de ta sacoche de guidon aussi bien une tablette de chocolat qu’un rouleau de PQ, ou encore ta lampe frontale.

Le vent est toujours contre toi. Toujours.

Je ne sais pas qui est chargé de la météo là-haut mais je lui serais gré d’arrêter de faire en sorte de toujours mettre le vent contre les cyclotouristes. Merci.

Comme normalement, dans la vraie vie, quand tu as le dos face à toi pendant 2h et que – oh miracle ! – la route tourne pour finalement faire un demi-tour tu dois avoir le vent dans le dos. FAUX.

LE VENT A CHANGÉ DE DIRECTION EN MÊME TEMPS QUE TOI. TOUJOURS.

(Comme la fumée du barbecue qui va dans ta direction même quand tu te déplaces.)

Tu cherches quelque chose et c’est finalement dans la dernière sacoche que tu trouves ton bonheur

La dernière. La TOUTE dernière. Tu as 4 sacoches, c’est forcément dans la 4e. Inutile également d’essayer une esbrouffe en commençant par la sacoche la moins susceptible de contenir l’objet convoité, ça ne marche pas : on a essayé.

Le vélo c’est un peu le magicien qui met un truc sous un pot, mélange le pot avec 3 autres et finalement le truc et bah tu le découvre sous le dernier pot. Considérez donc que votre vélo c’est le Houdini des vélos.

Un poids lourd qui te dépasse te fait l’impression d’un A380 au décollage

Rien à y faire, on a beau avoir l’habitude c’est toujours un moment délicat. Tu l’entends arriver de terriblement loin, tu pries pour entendre le bruit délicat du freinage du monstre, tu serres les fesses quand il passe gentiment à côté de toi, tu deviens croyant (en n’importe quoi et n’importe qui, tu t’en fous!) quand il te double sans visibilité et sans freiner.

Dans les tunnels c’est encore pire. Un véritable tremblement de terre qui passe. Faut du courage pour faire du vélo moi je vous le dis !!