Un petit article depuis le train pour Bodo pour vous donner quelques anecdotes croustillantes. Comme quoi tout n’est pas rose dans la vie de vos cyclotouristes préférés, il nous en arrive de bien belles qui vont vous faire rire !

Déboussolés (attention, jeu de mots vaseux !)

Nous sommes le 3e jour du voyage, prenons nos marques tranquillement avec nos vélos, avec la carte du Danemark et nos précieuses boussoles. Tout va bien, nous prenons presque la bonne direction donc nous pédalons gaiement avec le vent dans le dos à belle allure.
Au bout d’une dizaine de kilomètres nous nous regardons avec Benoît et se produit se dialogue :
« On s’éloigne bien trop de la cote là hein? »
« Je me disais la même chose »
« Et merde, on fait demi-tour ? »

Après nous être fait valider par un cycliste que nous nous étions trompés, nous repartons dans l’autre sens moins gaiement et le vent de face. Comme évidemment le seul pont joignant ma bonne route nous l’avions emprunté dans le mauvais sens… 10km plus tôt !
En 1500km je tiens à souligner que c’est pour le moment la seule erreur. Champagne ! 🙂

Le lièvre et la tortue

Il nous arrive de temps en temps d’emprunter des genre de routes nationales limitées à 70km/h ou moins lorsque nous sommes pressés.
Cela se passe toujours très bien les gens étant très respectueux des vélos. Nous trouvons souvent des pistes cyclables le long de ces routes.

Nous sommes donc en Allemagne, en direction d’Hambourg sur une de ces fameuses routes. Petit à petit le décor change. Nous prenons une route qui tourne pour en rejoindre une autre. Maintenant nous sommes sur une deux voies. Bon OK tant pis, on ne peut pas faire demi-tour de toute façon. Nous apercevons au loin le panneau qui confirme nos craintes enfouies : début de voie rapide limitée à 100km/h!

Nous sortons à la première sortie pour tomber sur une nouvelle entrée dans une voie rapide. Et merde. Le comble : une piste cyclable se situe de l’autre côté de la route, séparée par 4 voies rapides !! Et re-merde.
Qu’à cela ne tienne : nous attendons une ouverture et traversons sans encombre. Ouf! Cela nous servira de leçon pour la suite du voyage!

Miam miam, du hareng

Au Danemark une des spécialités est la boite de harengs à différents goûts : vinaigre, curry, etc. Nous adorons ça et en prenons plusieurs boites que nous entamons gaiement le soir même.
Le lendemain midi nous prenons une pause pour les finir de bon coeur. Stupeur en ouvrant le sac : on a mal refermé les boites et je me retrouve avec une sacoche pleine de jus de poisson et de sauce curry.
Ma réaction exacte (ponctuée je vous l’accorde par quelques vulgarités que j’ai ici remplacées par des mots moins vils) :
« Oh non, miséricorde. C’est vraiment possible ça ? Par la barbe de Merlin. Ça arrive dans la vraie vie ? Sacrebleu »

Bilan : la sacoche est bien imperméable, toute la sauce est restée dedans on en a pas perdu une goutte. Et j’ai gagné une sacoche qui sent bon le poisson !

Copenhague-Göteborg : Acte I

Le plan est d’une simplicité effarante :
Nous devions prendre le train à Copenhague pour rejoindre Göteborg, en Suède.
Nous réservons les billets les moins chers sur internet à l’auberge de jeunesse, flanons dans la ville sans voir filer l’heure. Nous sommes donc évidemment à la bourre et nous demenons pour arriver sur le quai à temps. Le train est toujours là, ouf!
Arrivés sur le quai la chef de gare nous dit qu’il est impossible de prendre ce train avec les vélos. Les trains suédois ne les prennent pas, tout comme la France. Après de longues minutes de débat elle nous conseille de prendre un train danois.
Elle nous montre également le type de train que c’est et, oh bonheur il y en a un a quai qui part justement pour Göteborg !
Ledit train qui s’en va sous nos yeux impuissants lorsqu’elle nous le montre du doigt. Mille sabords.

Bilan : un billet payé pour rien et l’achat dun second billet nous faisant arriver à Göteborg à minuit trente. Tant pis nous faisons ça et nous installons dans le train après une attente interminable (et un craquage pour mcdo, bon pour le moral!)
Vos deux cyclistes en herbe n’en sont pourtant qu’au début de leurs peines!

Copenhague-Göteborg : Acte II

Nous sommes donc au chaud dans le train, les heures defilents, nous commençons à nous endormir quand une annonce nous réveille à 23h (1h30 avant notre arrivée prévue à Göteborg !) : il y a eu un suicide sur la voie les trains dont suspendus et il vont affréter des bus. Mouarf.

Nous descendons donc du train avec tous les autres passagers et ainsi commence l’interminable attente du bus qui n’arrivera qu’à 1h30 du matin. Soit 2h d’attente dans le froid sans autre forme de procès et sans informations.

Évidemment, un bus c’est lent. Bien plus lent qu’un train. Nous arrivons finalement à Göteborg à 4h30 du matin. Exténués. Et il nous faut repartir sur nos vélos pour trouver un endroit ou dormir car Göteborg est une grosse ville. Nous posons finalement la tente à 5h du matin au milieu de potagers et dormirons du sommeil du juste jusqu’à 16h. Sous la pluie. Y’a des jours comme ça où on serait bien resté au chaud chez soit ! Mais ça fait partie de l’aventure 🙂

Comme dit si bien la comtesse de Ségur :
« Après la pluie, le beau temps  »

C’est dans ces moments là où être 2 est vraiment agréable. Pour pouvoir en rire par la suite et surmonter les galères plus facilement en se reposant sur l’autre.

On pense bien à vous fidèles lecteurs 🙂